Category Archives: Danse Libre

Ecoutez sur france culture: Isadora Duncan ou l’art de danser sa vie (1877-1927)

“Isadora Duncan a été un objet de fascination totale pour ses contemporains. Venue de l’autre côté de l’océan, cette danseuse aux pieds nus, sans corset, a sidéré le public de la Belle époque par son audace, sa manière de danser, sa soif de liberté et son esprit révolutionnaire.”

https://www.franceculture.fr/emissions/une-vie-une-oeuvre/isadora-duncan-ou-lart-de-danser-sa-vie-1877-1927

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Retrouvez des documents sur la Danse Libre sur le portail du CND (Centre National de la Danse) ici: http://mediatheque.cnd.fr/spip.php?page=videoALaune&id_article=11

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Et là une définition issue du Dictionnaire de la danse – Larousse

Danse Libre – Définition

Courant artistique né dans les premières années du XXème siècle, marquant les débuts de la danse moderne.
Liée à l’émergence en Occident de la notion de l’individu comme réceptacle de toutes les mémoires qui le constituent (singulière, collective, historique), la danse libre marque l’avènement d’une perception nouvelle d’un monde en constante transformation.
Elle tente d’opérer une mise à nu de l’élan vital à partir d’une conception globale et dynamique de l’être.

Rompant avec les codes académiques préétablis, elle prône un retour à l’expérience sensorielle du mouvement et des rythmes avant tout formalisme. Par un travail à partir de l’élémentaire organique des corps – la pesanteur, la respiration, l’élan, la tension détente musculaire dans la continuité des recherches sur le mouvement de F. Delsarte – elle met en place des éléments essentiels de la danse contemporaine : le déséquilibre, la chute, le mouvement pendulaire.

Définition du Dictionnaire de la danse – Larousse sous la direction Philippe Le Moal

De Duncan à Malkovsky “Danser Libre”

Danser libre (Film 26 mn + 150 mn de bonus)

Un film sur la transmission des chorégraphies de Isadora Duncan et François Malkovsky – aux racines de la danse contemporaine : poème des sens qui mêle archives, musique et danse.
Du geste inspiré d’Isadora Duncan et de François Malkovsky aux pas des danseurs d’aujourd’hui : découvrez comment Vannina Guibert, élève des premières heures de Malkovsky et Amy Swanson, isadorienne, transmettent cette tradition. Eprouvez le lien vibratoire entre mouvement et musique grâce au témoignage d’Alexandre Bodak, pianiste de Malkovsky.

Ici: Présentation du DVD avec vidéo

Et en particulier je vous conseille de regarder le bonus danse avec des chorégraphies de Malkovsky interprétées par Vannina Guibert ici: http://danserlibre.com/bonus-danse-2/

Isadora Duncan au musée Bourdelle

“Isadora Duncan danse encore au musée Bourdelle”

Autodidacte née en Californie, pionnière de la “danse libre”, Isadora Duncan (1877-1927) défia les conventions en plaçant son art au coeur d’un projet de société plus démocratique.

Cet ouvrage, le premier consacré aux années qu’Isadora passa en France, s’attache à restituer le contexte intellectuel et artistique d’une époque, et retrace le parcours de la danseuse, de ses débuts dans les salons parisiens aux succès sur des scènes prestigieuses – Gaîté-Lyrique, théâtre du Châtelet ou des Champs-Élysées – en évoquant également le rayonnement de ses écoles de danse, déterminantes pour la transmission de son art.
Séduits par l’expressivité de sa danse, nourrie de sa fascination pour la Grèce antique, de nombreux artistes – Antoine Bourdelle, José Clara, Jules Grandjouan, André Dunoyer de Segonzac, Abraham Walkowitz, Rik Wouters… – ont cherché à en saisir l’élan vital, par la légèreté du trait ou la gravité du matériau. D’autres ont magnifiquement représenté cette femme audacieuse et moderne, comme en témoignent le portrait peint d’Eugène Carrière ou les clichés d’époque d’Albert Harlingue, Arnold Genthe ou Edward Steichen.
Personnalité d’exception, femme libre, Isadora Duncan révolutionna l’art de la danse: “Je n’ai pas inventé la danse, elle existait avant moi ; mais elle dormait et je l’ai réveillée.”
voir sur internet un article qui contient beaucoup de magnifiques dessins de Duncan: http://shigepekin.over-blog.com/article-isadora-duncan-41720024.html

François Malkovsky

Nous avons des forces insoupçonnées au-dedans de nous, il s’agit de les découvrir.    F. Malkovsky

Né en 1889 en Bohême(Tchécoslovaquie)
décédé en 1982.

Danseur et chorégraphe, Malkovsky apporte au XXème siècle une expression vivante de la danse libre ainsi que des outils pour la transmettre et en saisr l’analyse.
Il vient à Paris en 1910 pour poursuivre des études musicales. C’est entre 1912 et 1925 qu’il voit danser Isadora Duncan. Fortement impressionné par elle, il abandonne alors le chant lyrique pour se consacrer à la danse libre. Il donne des récitals puis se met à enseigner après la seconde guerre mondiale et crée l’École de Danse Libre de Paris.

A partir de ses propres observations et grâce à sa grande sensibilité il en déduit les bases de sa danse en la pensant aussi comme un art de vivre.
On peut énoncer ici trois des principes élémentaires de la Danse Libre telle que Malkovsky l’a élaborée:

* éveiller la réceptivité,
* chercher l’économie d’effort en utilisant la gravité pour faire jouer le poids du corps dans tous les déplacements
* savoir discerner et utiliser les trois phases du balancier, ce qui permet d’éviter les gestes mécaniques.

Isadora Duncan expo centre Pompidou

Présentation de l’exposition,
par Christine Macel et Emma Lavigne, conservatrices au musée national d’art moderne

UNE EXPOSITION SANS PRÉCÉDENT CONSACRÉE AUX LIENS DES ARTS VISUELS ET DE LA DANSE DES ANNÉES 1900 JUSQU’À AUJOURD’HUI.

Le Centre Pompidou consacre, à partir du mois de novembre, une exposition sans précédent aux liens des arts visuels et de la danse, depuis les années 1900 jusqu’à aujourd’hui. « Danser sa vie montre comment ils ont allumé l’étincelle de la modernité pour nourrir les courants majeurs et les figures qui ont écrit l’histoire de l’art moderne et contemporain. Sur plus de deux mille mètres carrés, l’exposition illustre son propos par les œuvres des figures artistiques du 20e siècle, des mouvements fondateurs de la modernité, ainsi que par les recherches des artistes et danseurs contemporains. À travers un parcours en trois actes, elle montre l’intérêt commun de l’art et de la danse pour le corps en mouvement. Révélant cette face cachée des avant-gardes et cette source vive pour l’art contemporain, « Danser sa vie » fait dialoguer toutes les disciplines, des arts plastiques – jusqu’à la vidéo contemporaine – et de l’art chorégraphique. Un vaste choix de peintures, de sculptures, d’installations, d’œuvres audiovisuelles et de pièces chorégraphiques, témoigne de leurs échanges incessants, d’un dialogue parfois fusionnel.

 

« MON ART EST PRÉCISÉMENT UN EFFORT POUR EXPRIMER EN GESTES ET EN MOUVEMENTS LA VÉRITÉ DE MON ÊTRE. […] DEVANT LE PUBLIC QUI VENAIT EN FOULE À MES REPRÉSENTATIONS, JE N’AI JAMAIS HÉSITÉ. JE LUI AI DONNÉ LES IMPULSIONS LES PLUS SECRÈTES DE MON ÂME. DÈS LE DÉBUT, JE N’AI FAIT QUE DANSER MA VIE. » ISADORA DUNCAN, MA VIE, 1928.

 

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